Faire porter la transformation par les gens qui vont la mettre en oeuvre
Il ne faut pas confondre vitesse et précipitation en matière de transformation. Il ne sert à rien de forcer l'organisation à se transformer en multipliant les consultants, les projets, les communications, les formations. On ne transforme pas une organisation, elle se transforme. Ce qu'on peut faire, c'est stimuler l'intelligence collective pour que cette transformation se déroule vite et bien.
Dans beaucoup de projet, on prend comme mesure du succès l'installation de l'organisation ou de l'outil cible. On a mobilisé beaucoup de moyens, pris beaucoup de temps aux opérationnels et l'on décide alors de passer rapidement en mode run. Or l'expérience montre que le résultat que l'on recherchait n'est pas au rendez-vous. Il va falloire beaucoup de temps pour que l'organisation cicatrise autour de la plaie.
BelleAventure propose une autre approche, basée sur l'engagement des première lignes de management. Il faut que ce soit chacune des équipes qui forment l'organisation qui se saisisse de sa mise en oeuvre et de son adaptation aux réalités du terrain. Cette approche semble ralentir le projet dans les premiers mois. En réalité elle transmet l'envie de se transformer aux acteurs qui doivent effectivement le faire. La diffusion de la transformation va alors s'accélérer en amenant chaque acteur à se saisir localement de l'enjeu.
Il n'y a alors pas de "dépression post projet", la transformation est portée par ceux qui font, ce qui accélère les résultats et les rend beaucoup plus pérennes: les hommes qui font sont aussi ceux qui ont co-conçus la solution. Moins de formation, et plus de compétence.